Mauvaises Herbes de Kheiron

Mauvaises Herbes de Kheiron

Mauvaises Herbes de Kheiron

Qui de mieux qu’un humoriste pour faire rire le spectateur derrière un écran ? Si les films français avec des personnages noirs, arabes, appartenant à des banlieues sont problématiques et livrent des propos souvent racistes dissimulés derrière un brin de comédie poussive, Kheiron signe un second long-métrage débordant d’amour et d’ouverture à tous avec Mauvaises Herbes.

SYNOPSIS

Waël, un ancien enfant des rues, vit en banlieue parisienne de petites arnaques qu’il commet avec Monique, une femme à la retraite qui tient visiblement beaucoup à lui.
Sa vie prend un tournant le jour où un ami de cette dernière, Victor, lui offre, sur insistance de Monique, un petit job bénévole dans son centre d’enfants exclus du système scolaire.
Waël se retrouve peu à peu responsable d’un groupe de six adolescents expulsés pour absentéisme, insolence ou encore port d’arme.
De cette rencontre explosive entre « mauvaises herbes » va naître un véritable miracle.

UNE SYMBOLIQUE FORTE

Dès son introduction, dès sa première séquence, Mauvaises Herbes surclasse les comédies classiques et le rapport aux jeunes de milieux défavorisés.

Il met en avant son protagoniste lorsqu’il était petit, ce qui possède un double impact intelligent : déjà pour la présentation d’un background afin de découvrir qui est la personne que l’on suit, mais surtout pour confronter l’enfance à deux niveaux sans pour autant mettre en avant une souffrance inférieure à une autre.

Ainsi, le petit Waël est présent à plusieurs reprises et évolue comme les autres adolescents en s’imbriquant au final malgré un pays, un contexte (la guerre), et une époque différente.

La symbolique est forte : le petit Waël parvient à trouver un ami tant bien même qu’ils sont opposés par la religion (musulmane et chrétienne), chacun ayant une religion qui a tué leurs parents respectifs.

Mais en France, même si la guerre n’éclate pas de la même manière, le ridicule des affrontements entre deux adolescents appartenant à une guerre entre 2 quartiers est mis en parallèle.

PRÉVISIBLE MAIS TOUCHANT

Le gag narratif permettant à l’éducateur de rester éducateur est prévisible mais reste touchant par la présence de Catherine Deneuve et l’amour qu’il lui porte, la construction d’une mère et d’une meilleure amie qui ne veut vieillir.

Le film représente surtout un message d’ouverture aux autres et plus particulièrement sur les enfants :

« Si un enfant pose problème, c’est qu’il a des problèmes »

On apprend à découvrir et à s’attacher à des jeunes qui parviennent à s’ouvrir à nous.

Si la légèreté est une volonté du réalisateur, la dureté et la tragédie de certains évènements nous fracassent et transforment les rires en pleurs (notamment à travers la thématique de l’abus sexuel).

Ce ton qui reste malgré tout léger permet de ne pas plonger dans un misérabilisme, on pense notamment à son love interest (qui est d’ailleurs sa femme dans la vraie vie) qui joue un rôle majeur dans le divertissement comique.

POUR CONCLURE…

Mauvaises Herbes est une comédie fabuleuse naviguant avec légèreté sur une thématique moderne et la violence tout en sachant inclure une profondeur émotionnelle forte et réflexive de notre société.

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Monsieur Pravine

19 ans, étudiant en cinéma, fan de cinéma et de séries, « Her » le meilleur des films!

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